Compte-rendu de la réunion du 3 septembre
Par COMITE 9/10 le mercredi 12 septembre 2007, 23:41 - Lien permanent
Petite réunion de rentrée. Nous avons échangé sur la situation politique, les perspectives pour la Gauche Alternative et évoqué des projets pour le 10ème.
Situation politique
Ni les lendemains qui chantent ni la fin du monde.
Bien sûr, nous notons que la
situation politique n’est pas formidable. Les trois premiers mois du règne de
Sarkozy nous ont permis d’assister à la mise en place des premiers éléments de
contre-réformes (par exemple s’attaquer au droit de grève dans la fonction
publique avant de s’attaquer aux régimes spéciaux), première distribution de
cadeaux aux riches, ainsi qu’à une certaine gesticulation médiatico-politique
[Mathieu]. Patrick L. pense que ces choix très dépensiers pourrait inquiéter
une partie de la droite souhaitant une gestion « de bon père de famille
».
Plusieurs personnes [Marie, Michelle, Sabine, Claude] ont souligné le soutien que les sondages prêtent à N.Sarkozy.
Pascal a insisté sur la « dictature médiatique » depuis l’élection du candidat de l’UMP. Plusieurs remarques sur le comportement des médias laudateurs [Patrick L., Pascal, Claude, Sabine, Mathieu]
Pour autant, ce n’est pas non plus la fin du monde. Nicolas a souligné que la menace d’un régime fasciste (menace brandie à plusieurs reprises pendant la campagne) ne s’était pas pour l’instant traduite dans les faits. Pour Nicolas et Mathieu l’état de grâce Sarkoziste n’a pas de raisons particulières de durer plus longtemps que les états de grâce de ses prédécesseurs (les « 100 jours » de Villepin, la « méthode » et « le savoir-faire » de Raffarin, la « révolution tranquille » -sic- de Balladur : 60, 70 et même 74 % d’opinion favorable qui n’ont pas duré. )
Nicolas a aussi souligné qu’il s’agit moins d’une imprégnation idéologique de la société (qui risquerait d’être durable) mais plus l’impact de la propagande médiatique (il est rapide, il se débrouille bien avec les médias, il fait des choses …) bien plus superficiel.
À gauche
Mais si le triomphe de la droite
sarkoziste est provisoire, la gauche semble s’installer durablement dans la
crise. L’apathie du PS [Sabine, Mathieu, Pascal, Patrick L.] est
impressionnante.
Patrick souligne la contradiction de plus en plus forte (que F.Hollande théorise même) : être de plus en plus à droite avec un électorat toujours à gauche. Cette crise de la sociale démocratie touche toute la gauche comme si la domination électorale et médiatique de cette gauche lui donnait aussi une prédominance idéologique pour toute la gauche [Mathieu] pourtant nous n’aurions rien eu à attendre de l’élection de Royal (sur les 35h, la fusion EDF-GDF, les régimes spéciaux …) [Nicolas] et cette crise d’orientation de la sociale démocratie n’est pas la nôtre [Pascal, Sabine]
Le paysage dans le reste de la gauche n’est pas non plus réjouissant. Sabine s’interroge sur la possibilité de rapprocher des structures si éloignées. L’évolution de la Ligue a aussi été critiquée. Le projet de parti « mi-libertaire, mi-guévariste » présenté par O.Besancenot laisse pour le moins dubitatif sur son orientation [Patrick L., Nicolas, Marieu] mais le fait qu’il s’agisse de rassembler autour de la LCR et dans le cadre qu’elle aura fixé semble claire pour tout le monde. Pour Mathieu, il semblerait que la LCR ait théorisé que nous rentrions dans une période de reflux politique et qu’il faille construire une organisation mouvementiste, sautant d’une lutte à l’autre sur un modèle proche du SWP anglais en attendant des jours meilleurs.
Pascal a rappelé qu’il fallait pourtant regrouper toutes ces forces anti-libérales (plusieurs personnes ne sont interrogées quant à savoir qui aujourd’hui était prêt à ce rapprochement).
L’avenir de notre espace Gauche Alternative
Sabine et Mathieu considèrent que l’A.G des
collectifs fin juin (1) a fait des choix catastrophiques.
Les collectifs émergeants (Gauche alternative 2007 et Comités Bové) ont été réintégrés dans le cadre plus large comprenant aussi les Collectifs Unitaires Anti-Libéraux or ces cadres ont été désertés par les militants de la LCR et du PCF. On a donc neutralisé les collectifs s’affirmant le plus dans un espace plus large mais … vide. Ce qui a aussi redonné un espace aux personnes dont l’existence politique se situe justement dans les médiations informelles et très médiatisées entre différents espaces politiques. Ce n’est pas un hasard si les initiateurs du collectif Maintenant à gauche (2) se sont gardés d'évoquer jusqu'à l'existence des collectifs (Sabine).
Par ailleurs, plusieurs textes structurant (3) cet espace (fonctionnement, orientation) sont en cours de rédaction. Ils seront mis en circulation dès leur publication et débattus lors de notre prochaine réunion. Sabine, qui s’est impliquée dans le collectif national d’animation est assez pessimiste sur la dynamique nationale. Mathieu pense que la dynamique de collectifs de base regroupant des militants de plusieurs sensibilités et organisations – ou sans- perdurera même si ce n’est pas avec le cadre national actuellement existant. Nicolas pense que quoi qu’il arrive notre collectif en trouvera d’autres dans la même dynamique avec qui travailler. Isabelle constate que les difficultés possibles au niveau national ne remettent pas en cause l’intérêt de notre groupe local.
La question de l'appel à participation pour les frais engagés sur le site (4) a été débattue et nous sommes convenu-es d'un commun accord que faute d'avoir été consulté-es et/ou associé-es à cette décision, nous ne pouvions nous sentir concerné-es. Un courrier dans ce sens va être rédigé à l'intention du secrétariat. Nicolas a accepté de s'en charger.
Dans le 10eme
Karoline, Patrick L et Marie nous racontent le déroulement de la réunion de mi-juillet (réunion informelle proposée par le secrétaire de la LCR 10ème). Rencontre sympathique mais faible présence de la LCR et du PCF. Le camarade du PCF présent a expliqué que les militants communistes avaient vécu nos rencontres comme si nous avions comme finalité de détruire le PCF ( !).
En chantier
C’est la fin de la réunion mais nous évoquons tout de
même des éléments pour la suite.
1. Une réunion sur l’Autogestion (demande devrait être fait à Patrick S. de la préparer)
2. Une autre réunion Science-marché-démocratie. Serpent de mer du collectif. Ça fait des mois que nous l’évoquons. Matthieu et Aurélie, qui s’étaient déclarés dispo pour s’y impliquer, seront relancés.
3. Karo prendra des contacts avec les structures progressistes et d’aides aux immigrés pour organiser une réunion sur les questions de chasse aux étrangers
4. Le projet de Journal numérique et mural est relancé (Mathieu, Sabine et Fabrice)
Un point sera fait sur ces quatre sujets lors de la prochaine réunion.
Prochaines réunions
Pusieurs participants du Comité G.A 9/10 nous ont fait part des problèmes qu’ils avaient à venir à des réunions le lundi. Qu’à cela ne tienne ! Voici les dates des prochaines réunions :
Mardi 18 septembre et Jeudi 4 octobre
La réunion se déroulera soit aux Alternatifs, 40 rue de malte M°Répu, soit à la maison des assos du 10eme (206 quai de Valmy, M°Jaures) en fonction de l’avancement de l’inscription de notre association à la maison des assos (Michelle et Claude)
CR réalisé (sans notes) par Mathieu et Sabine
Prochaines
réunions
Mardi 18 septembre et Jeudi 4
octobre
aux Alternatifs, 40 rue de malte
M°Répu ou à la maison des assos du 10eme (206 quai de Valmy,
M°Jaures).
1. Résolution de la coordination des collectifs unitaires des 23-24 juin 2007
Sur la perspective des Assises des collectifs unitaires et des États Généraux unitaires de la gauche écologiste, féministe et de transformation sociale.
La coordination des collectifs unitaires, réunie à Saint Denis les 23 et 24 juin 2007, et rassemblant des délégué-es de collectifs et comités unitaires, quels que soient les noms qu’ils se donnent, et quels qu’aient été leurs choix à l’occasion de la séquence électorale, a décidé d’organiser avant la fin de l’année 2007, comme cela avait été envisagé lors des précédentes coordinations de Bobigny et de Saint Denis, des Assises dont l’objet est ainsi défini :
- nous voulons pérenniser notre existence en tant qu’espace commun de réflexion et d’action, structuré en collectifs locaux, coordonnés de manière efficace et visible.
- les collectifs unitaires sont des espaces ouverts à tou-tes : citoyen-nes engagé-es, membres ou non d’organisations politiques, associatives, syndicales, de courants. Ils ont la volonté de réunir toutes les sensibilités de la gauche antilibérale, altermondialiste, alternative, écologique, antiraciste, solidaire, féministe, anti-guerre.
- ils sont en lien avec les divers mouvements et réseaux de mobilisation sociale, et en sont parties prenantes.
- ils sont des lieux d’échange, d’élaboration d’un projet de gauche véritablement en rupture avec le libéralisme, des lieux de résistance et d’action.
- ils proposent un cadre stable et ouvert à celles et ceux qui veulent faire vivre un processus unitaire par une dynamique capable d’ouvrir une alternative au libéralisme.
- chaque collectif décide souverainement de ses modalités d’organisation, sur la base du principe : 1 personne = 1 voix.
À l’occasion de nos Assises, nous entendons :
- nous donner au niveau national des règles de fonctionnement, de décision, et de représentation démocratiques, ainsi qu’une dénomination.
- contribuer à l’organisation de la résistance à la politique du gouvernement Sarkozy, avec l’ensemble des forces disponibles.
- travailler à la poursuite de l’élaboration de notre projet écologiste, féministe et de transformation sociale, allant bien au-delà du cadre programmatique des 125 propositions du texte Ce que nous voulons.
- faire le bilan de l’activité de la gauche de transformation sociale et écologique depuis 2005, ainsi que de l’état des forces à l’issue des dernières élections.
- travailler à l’élaboration d’outils de communication.
Toutes les citoyennes et tous les citoyens, les militantes et les militants qui entendent porter le projet d’un rassemblement des forces "anti-libérales", écologistes et de transformation sociale, qu’ils appartiennent ou non par ailleurs à des forces constituées, sont invité-es à participer, depuis les collectifs existants dans leurs localités, et le cas échéant dans leur département, ou à travers les collectifs qui se constitueront, à la préparation de ces Assises, dont les modalités plus précises de convocation et d’organisation seront arrêtées par la prochaine coordination, prévue à la fin du mois de septembre.
L’organisation de la dynamique des collectifs constituera un élément décisif des rassemblements à venir.
Il est donc convenu :
1) de tenir les Assises des collectifs unitaires à l’automne 2007.
2) de veiller à la relance de l’activité et au développement des collectifs locaux et des coordinations départementales.
3) de proposer aux partis, courants, forces organisées et autres partenaires de la gauche écologiste et de transformation sociale, ainsi qu’aux diverses composantes du mouvement social, la préparation et la tenue dans le courant de l’année 2008 d’États Généraux unitaires pour construire et porter un projet d’alternatives pour la transformation sociale et la préservation de la planète (actualité de l’anti-libéralisme, de l’anti-capitalisme, du féminisme, de l’anti-productivisme, de la lutte contre les discriminations, etc.).
Le secrétariat désigné par la coordination nationale est mandaté pour commencer à mettre en œuvre cette triple décision.
La coordination donne donc mandat au secrétariat qu’elle a désigné pour prendre contact avec les forces politiques de la gauche anti-libérale, les associations, les syndicats, les réseaux de mobilisation et autres acteur-trices, pour :
- leur présenter le projet des Assises.
- leur proposer de diffuser leurs contributions, qui seront intégrées à la préparation des Assises.
- les interroger sur la possibilité d’organiser dans l’unité des États Généraux de l’ensemble de la gauche écologiste, féministe et de transformation sociale.
Le secrétariat rendra compte de ce mandat lors de la coordination prévue en septembre.
2.Maintenant, à gauche !
La première rencontre-débat à l’initiative de « Maintenant à gauche » s’est tenue samedi 7 juillet. Malgré la date tardive et la succession des week-end de réunions à l’issue d’une année militante chargée, environ 150 personnes venues d’une trentaine de départements y ont participé. Des militants de diverses sensibilités politiques étaient présents : communistes unitaires (Catherine Tricot, Pierre Zarka, Roger Martelli), PRS (François Delapierre), Force Militante (Marc Dolez), Alternatifs (Jean Jacques Boislaroussie, Roland Mérieux), Alternative Citoyenne (Claire Villiers, François Labroille), MARS Gauche Républicaine (Eric Coquerel, Pierre Carassus, André Deluchat), courant UNIR de la LCR (Christian Picquet, Francis Sitel, Céline Malaisé, Alain Faradji), Cactus La Gauche (Jean Luc Gonneau), des personnalités (Clémentine Autain, Bernard Defaix, Claude Michel, Claude Debons…). Des responsables communistes, des personnalités diverses, nous ont fait part de leur intérêt pour la démarche engagée. Ce succès est le signe du besoin largement éprouvé de redresser très vite la tête après la lourde défaite que nous venons d’essuyer.
Les interventions ont fait apparaître un diagnostic largement partagé, une conscience commune des enjeux aujourd’hui et des exigences qui en découlent en matière de perspective et de stratégie (voir en annexe différents textes).
Nous voulons opposer au social-libéralisme et aux alliances au centre tel qu’on les voit se profiler du côté du PS une autre refondation à gauche, s’adressant à toute la gauche. L’objectif est celui d’une nouvelle grande force politique de transformation progressiste de la société apte à incarner les valeurs d’émancipation historiquement portées par la gauche, à les enrichir et à les renouveler ; et à constituer une alternative crédible à gauche. C’est cela qui marquerait la seule rupture véritable dont la vie politique française a besoin. Cette ambition s’inscrit dans les expériences qui cherchent, dans de nombreux pays, à ouvrir de nouvelles voies à gauche, la dernière en date étant Die Linke en Allemagne
Notre volonté est de faire en sorte que différentes forces, sensibilités, militants intéressés, réfléchissent et élaborent ensemble sur ces questions. Au terme d’un tel processus des Etats généraux pour une gauche enfin à gauche pourraient être conjointement organisés.
Dès la rentrée de septembre, nous encourageons partout dans les villes et départements au développement d’initiatives décentralisées concrétisant une telle démarche de rencontres et de dialogues pluralistes. Et lors de la fête de l’Humanité, cette démarche sera également portée dans les débats.
Avant la fin du mois d’octobre, nous organiserons un nouveau rendez-vous national pluraliste concrétisant et illustrant le large rassemblement pour une gauche à gauche que nous appelons de nos vœux.
Dès maintenant, nous devons participer aux résistances nécessaires face à la contre-révolution libérale et conservatrice et à la dérive institutionnelle bonapartiste que met en œuvre Sarkozy. Ces résistances seront d’autant plus cohérentes et déterminées que se construiront en même temps des éléments d’alternative. C’est à cette ambition que nous voulons contribuer.
Le 9 juillet 2007
Intervention en fin de réunion
A ce moment de nos travaux, je souhaiterais simplement indiquer au nom des initiateurs de cette journée l’esprit dans lequel nous souhaiterions poursuivre nos débats.
Ce ne sont que des suggestions pour contribuer à façonner une nouvelle perspective politique qui surmonte les échecs de 2007 et qui desserre la tenaille d’un bipartisme sans alternative. Parce que voilà bien notre identité, travailler à une perspective politique qui ait l’ambition d’une réelle rupture avec le modèle social dominant.
Nos repères
Notre conviction, réaffirmée ici depuis matin sous de multiples formes, est qu’il n’y a pas d’alternative politique possible avec une telle ambition sans se donner deux repères essentiels, indissociables l’un de l’autre :
Celui de la nécessité de rassembler un arc de forces très large pour porter, refonder et redonner une majorité à gauche à un projet de transformation sociale. Et à cet égard, nous ne cherchons pas à nous rétrécir à un périmètre entre protagonistes a priori d’accord entre eux. Nous ne nous sentons pas la vocation à fabriquer une organisation de plus. En revanche nous faisons le pari que notre créativité collective sera plus indexée sur nos différences que sur nos similitudes.
Celui de la nécessité de réélaborer un projet d’émancipation individuelle et collective qui capitalise les acquis de la gauche, des mobilisations sociales, des propositions déjà travaillées par les forces antilibérales mais qui se donnent aussi les moyens des novations indispensables au traitement des questions trop longtemps différées.
Ces deux repères sont indissociables parce qu’aucun lieu, aucune force, aucune composante ne peut prétendre aujourd’hui détenir à lui seul ou à elle seule les réponses à trouver. C’est par la confrontation de traditions intellectuelles et politiques diverses que nous pourrons y parvenir. Cela implique de mettre en commun des trajectoires politiques multiples mais aussi les apports de plusieurs générations, de pratiques et de expériences sociales d’horizons différents…Nous aimerions contribuer à faire se croiser les regards militants, professionnels, citoyens, générationnels.
A cet égard, trois clarifications ressortent des échanges de cet après midi:
· celle de la distinction entre projet dans sa cohérence, ses valeurs, son sens et le programme;
· celle de son élaboration non dans l'expertise délégataire mais dans le débat politique public ;
· celle de la confrontation et non du compromis pour traiter des questions ouvertes sur lesquelles nous n'avons pas spontanément les mêmes approches.
Notre objectif
Comme cela a été réaffirmé ce matin, notre objectif n’est donc pas de créer une structure de plus, une organisation, un parti mais il est de susciter une démarche, de développer un espace de débats et de réflexion, un carrefour permettant la confrontation des cultures politiques différentes et dont le dialogue est indispensable à la production d’idées nouvelles.
Il s'agit bien d'affronter le défi politique que représente la nécessaire convergence de toutes les forces, courants et militants qui n'ont pas renoncé à la perspective d'une transformation radicale de la société, et le défi intellectuel que constitue l'élaboration d'un projet bien plus novateur et susceptible d'offrir à gauche une tout autre perspective que le glissement au centre du PS ou le refuge de la posture protestataire.
Nous n’avons aucune prétention à nous penser l'épicentre de la reconstruction. Mais nous nous voulons en être l’un des vecteurs en étant des facilitateurs de l’échange, des traits d’union. Nous ne nous mettons en concurrence avec qui que ce soit et nous voulons au contraire coopérer avec toutes les forces et toutes les sensibilités, en dépassant les tensions ou les ressentiments que les divisions de la séquence électorale ont suscités. Et si nous sommes nombreux à œuvrer à la perspective commune d’aller vers des états généraux pouvant rassembler toutes les sensibilités pour produire des idées et faire émerger à terme une nouvelle force politique, tant mieux. C'est ce processus auquel nous voulons contribuer.
Notre feuille de route
Nous vous proposons de prendre, partout où cela est possible, des initiatives diversifiées (rencontres-débats, « cafés-politiques », etc) permettant de rassembler largement pour réfléchir collectivement sur la convergence des forces et la perspective du projet de transformation.
Nous vous proposons un rendez-vous national avant la fin du mois d’octobre, comme nouveau moment de rencontre, public et pluraliste, pour échanger sur le fond, dialoguer, confronter sur les questions que nous venons d’aborder aujourd’hui.
D’ici là, nous vous proposons de faire vivre une démarche identique dans vos lieux d’activité, vos villes, vos départements, c’est-à-dire faire se rencontrer toutes les sensibilités d’une gauche de transformation, qu’elles s’expriment au travers des formations politiques constituées, de collectifs ou sous toute autre forme, pour dialoguer dans la perspective d’Etats généraux que nous concevons comme le résultat de convergences de multiples initiatives réellement pluralistes.
Nous avons entendu la suggestion de PRS de saisir l'opportunité de la fête de l'humanité pour y tenir ensemble un débat et nous y sommes favorables. Nous voulons aussi nouer le dialogue avec toutes les sensibilités.
Pour tout cela, nous vous proposons un outil comme moyen d'échange et de circulation de textes, de contributions avec le blog http://maintenantagauche.org/
Voilà donc la feuille de route que nous vous soumettons pour notre espace de débat et de réflexion, à la fois humble et terriblement ambitieuse.
Le 7 juillet 2007 - François Labroille
3. PROJET DE CHARTE DE FONCTIONNEMENT POUR « ALTERNATIVE UNITAIRE A GAUCHE ». Attention, cette version est encore provisoire.
Le présent document vise à donner à « Alternative Unitaire à Gauche » (ci après « l’Espace ») une structure de nature à permettre les différentes initiatives nationales et
locales, en le dotant d’un fonctionnement démocratique, permettant de lui assurer une certaine cohérence, et d’assurer à celles et ceux qui le représentent une certaine légitimité, sans pour autant créer artificiellement de leaderships ou de clivages.
Il propose une structuration qui favorise l’expression du plus grand nombre sur la vie de l’Espace dans une logique « de réseau » plutôt que dans une logique de « structure
hiérarchisée ». La structuration doit permettre de décliner des solidarités, et non des allégeances. Il s’agit en outre de permettre autant que faire se peut le lien entre « action » et « théorisation », en tentant dans tous les lieux ou vit l’Espace de mêler les apports des unes et des autres en fonction de leurs choix, désirs, habitudes, compétences et expériences propres, en évitant les distorsions entre ces deux pôles.
Il se propose de faciliter la résolution des éternelles questions de prise de pouvoir, de déni de démocratie, de cooptations plus ou moins obscures.
La légitimité de l’Espace s’appuie sur une structuration par collectifs (auxquels il serait bon de donner un nom générique : noyaux, clubs…), fonctionnant de façon démocratique, déléguant en fonction de leurs moyens des personnes pour porter dans chaque lieu où nous sommes présents, les décisions et avis pris collectivement.
Les personnes qui entendent contribuer à construire une alternative unitaire à gauche, quels que soient par ailleurs leurs engagements ou leurs non-engagements politiques, syndicaux, associatifs ou autres, constituent l’Espacet ; elles sont désignées dans ce qui suit comme les militant-es. Tout-e militant-e peut se prévaloir des dispositions prévues dans la présente charte. Ceci exclut que soit établie une distinction tranchée entre « adhérent-es » et « sympathisant-es », entre « mouvance » et « mouvement ». L’Espace est ouvert.
Les conditions dans lesquelles ces droits s’exercent de manière à éviter toute manoeuvre sont explicitées.
Cette structuration prévoit diverses tâches et fonctions que sont susceptibles d’assumer des militant-es au sein de l’Espace, ainsi que différents mandats de représentation. Dans toute la mesure du possible, et dans un souci de démocratie et de responsabilité partagée, le cumul des responsabilités sera évité.
I – Collectifs
Les militant-es se regroupent à chaque fois que c’est possible dans des collectifs locaux ou thématiques. La constitution de tels collectifs n’est soumise à aucune forme. Les collectifs sont invités à faire connaître leur existence et leur activité aux autres collectifs de l’Espace, et en particulier au collectif national de coordination prévu ci-après.
Ne seront toutefois reconnus comme partie prenante de l’Espace que les collectifs qui font leurs [les termes d’un « minimum syndical », exprimés dans un texte à rédiger, éventuellement à partir des documents de référence existants], lequel doit être considéré comme partie intégrante de la présente charte, à laquelle il demeurera annexé.
Ils peuvent décider de se donner la personnalité morale par la création d’une association ;
toutefois, les règles de fonctionnement de ces personnes morales doivent permettre de garantir à l’Espace un fonctionnement conforme aux prévisions de la présente charte.
Ils peuvent également désigner en leur sein des équipes d’animation ou des secrétariats techniques, dans les conditions qu’ils déterminent.
Les collectifs constituent la substance même de l’Espace ; ils sont politiquement autonomes, et contribuent à la définition de la ligne politique de l’Espace à travers leur activité propre comme à travers leur contribution au collectif national de coordination et aux autres collectifs ci-après définis.
Une même personne peut appartenir à plusieurs collectifs, par exemple à un collectif local et à un ou plusieurs collectifs thématiques, à des collectifs locaux emboîtés, à des collectifs locaux correspondant à la pluralité de ses propres activités, etc. ; dans ce cas, elle déclare toutefois dans les différents collectifs auxquels elle participe quel est son collectif de rattachement. De même, des collectifs locaux peuvent se superposer ou se recouper : il peut par exemple y avoir un collectif local dans une ville où existent par ailleurs un ou plusieurs collectifs de quartiers, ou un collectif départemental alors qu’existent des collectifs dans certaines localités du département. Il peut de même exister plusieurs collectifs pour une même zone géographique ou un même thème.
Tou-te-s les militant-es peuvent a priori participer à toutes les décisions du ou des collectifs auxquels ils ou elles appartiennent. Toutefois, lorsque les collectifs délibèrent sur des questions intéressant le mouvement dans son ensemble, ou sur la désignation de délégués ou de représentants, et non sur des questions n’engageant que le collectif lui-même, un-e militant-e ne peut contribuer qu’à la décision de son collectif de rattachement.
La réalité de l’appartenance d’un-e militant-e à un collectif peut néanmoins être mise en question, en particulier lorsqu’il existe des raisons de redouter une manoeuvre extérieure visant à influencer les décisions collectives ; elle est dans ce cas soumise à l’appréciation de l’équipe d’animation, du secrétariat technique, ou de toute structure ad hoc, qui statue au regard de la régularité de la participation aux activités du collectif, sans pouvoir faire obstacle au droit de tout-e militant-e de prendre part à l’activité et aux décisions du collectif, sans considération d’ancienneté.
Les litiges relatifs aux décisions prises en application de l’alinéa qui précède sont tranchés comme il est dit à l’article VIII de la présente charte.
Les collectifs définissent eux-mêmes leurs modalités de fonctionnement, et les conditions dans lesquelles les militant-es, isolé-es ou non, peuvent contribuer à leur activité. Les collectifs s’attachent néanmoins à définir un fonctionnement démocratique, rendant possible la participation de toutes et de tous.
Les collectifs contribuent aux Assises de l’Espace dont le principe peut être décidé par le collectif national de coordination. Ils s’assurent de la possibilité pour leurs membres d’y apporter leur contribution personnelle.
II – Collectifs de coordination
Là où existent plusieurs collectifs, ils sont invités à coordonner leur activité à travers des collectifs de coordination. Dans toute la mesure du possible, il ne doit exister qu’un seul
collectif de coordination pour une zone géographique déterminée. En cas de pluralité, les collectifs de coordination existants sont invités à fusionner.
Les collectifs de coordination déterminent librement les conditions dans lesquelles les différents collectifs qui en dépendent y assurent leur représentation. En l’absence ou dans l’attente d’une décision à cet égard, les collectifs définissent eux-mêmes les conditions de leur représentation. En aucun cas une même personne ne peut représenter plusieurs collectifs.
Les collectifs de coordination ne constituent pas des directions, et leurs décisions ne s’imposent pas aux collectifs qui en dépendent. Ils n’ont pas la responsabilité de fixer la ligne politique e l’Espace, laquelle résulte [des textes de base annexés] et des décisions prises par le collectif national de coordination ou les Assises nationales.
Les collectifs de coordination prennent leurs décisions au consensus, ce qui ne signifie pas nécessairement à l’unanimité. En cas de paralysie due à des divergences qu’ils ne parvient pas à réduire, un collectif de coordination peut se scinder, chacun des collectifs issus de la scission poursuivant son activité avec le souci de parvenir à une fusion ultérieure, dans l’intérêt de l’Espace.
Les collectifs de coordination impulsent sur leur territoire ou dans leur champ d’intervention l’activité des collectifs existants, et suscitent dans la mesure du possible la création de nouveaux collectifs.
Ils peuvent se doter de collectifs d’animation, d’exécutifs, de porte paroles ou de secrétariats.
Il s’attachent alors dans toute la mesure du possible à le faire sous forme d’équipes cohérentes et pérennes. Ils peuvent également constituer des commissions, temporaires ou permanentes, chargées de telle ou telle initiative ou activité utiles à l’expression et au développement de l’Espace.
Les collectifs de coordination ont le souci de la démocratie interne de l’Espace. Il s’attachent au respect de sa diversité, qu’elle soit d’origine, de sensibilité, ou de genre.
Ils veillent à la participation du plus grand nombre de collectifs et de militant-es isolé-es à la préparation des Assises nationales de l’Espace quand de telles Assises sont organisées.
III – Collectif national de coordination
Il existe un collectif national de coordination, chargé de coordonner l’action de l’ensemble des collectifs existants, ainsi que des autres collectifs de coordination, et plus généralement l’ensemble de l’Espace.
Le collectif national de coordination détermine les conditions dans lesquelles les différents collectifs et collectifs de coordination y assurent leur représentation. En l’absence d’une décision à cet égard, ou dans l’attente d’une telle décision, les collectifs de coordination définissent eux-mêmes les conditions de leur représentation. Une même personne ne peut représenter plus d’un collectif.
Les collectifs et collectifs de coordination s’efforcent, dans toute la mesure du possible, de donner à leurs représentations une pérennité suffisante pour que le collectif national de coordination puisse constituer une équipe, de personnes ayant appris à se connaître, et pouvant se consacrer à un travail efficace.
Le collectif national de coordination s’efforce de développer le Mouvement, et donc de susciter la création de collectifs partout où c’est possible, et lorsqu’il l’estime nécessaire, de collectifs locaux ou thématiques de coordination. Il leur apporte l’aide nécessaire à leur activité. Il impulse la préparation des Assises nationales de l’Espace.
Le collectif national de coordination est seul habilité à s’exprimer au nom de l’Espace dans son ensemble, sauf la délégation qu’il donne de ce pouvoir au collectif national d’animation prévu ci après et à ses porte-paroles.
Le collectif national de coordination se réunit une fois par [trimestre], sauf décision exceptionnelle. À chacune de ses réunions, il détermine la date et le lieu de la prochaine ; de manière exceptionnelle, il peut en charger le collectif national d’animation.
Le collectif local de coordination ou le collectif dont dépend la localité où se déroule la réunion du collectif national de coordination prend en charge l’organisation matérielle de la
réunion. Les frais de déplacement des membres du collectif national de coordination sont mutualisés de manière à ne pas rester à leur charge exclusive.
Outre les personnes représentant des collectifs ou collectifs de coordination, participent au collectif national de coordination celles qu’il coopte à cette fin, de manière provisoire, à raison de leurs compétence particulières, de leur rôle dans l’animation ou le travail de collectifs thématiques, ou des missions qui leur ont été confiées. Seules les personnes représentant des collectifs particuliers, qui constituent le collège des représentant-es, prennent toutefois part aux décisions de cooptation
Les décisions du collectif national de coordination sont indicatives ; les collectifs et collectifs locaux de coordination sont invités à les suivre, mais n’y sont pas tenus. Toutefois, elles engagent l’Espace à l’égard de ses partenaires comme du public.
Ces décisions sont prises au consensus, ce qui ne signifie pas nécessairement à l’unanimité.
En cas de divergence grave, le collège des représentant-es statue seul. En cas d’opposition irréductible significative, et en particulier si elle est le fait de plus du quart des membres présents ou des collectifs représentés, l’ensemble des organes de l’Espace en est tenu informé de manière à ce que chacun s’attache à résoudre le problème ainsi posé.
En cas risque de paralysie de l’Espace du fait d’une divergence au sein du collectif national de coordination, il est passé outre par la majorité du collège des représentant-es, et des dispositions sont prises pour résoudre la divergence sans attendre la prochaine réunion.
IV – Collectif national d’animation
Le collectif national de coordination désigne un collectif national d’animation de [quinze à vingt] membres chargé, dans l’intervalle de ses réunions, d’animer l’Espace dans son
ensemble. Ses membres sont choisis en fonction de leur aptitude à travailler ensemble et à mettre en oeuvre les orientations déterminées par le collectif national de coordination.
Les membres du collectif national d’animation rendent compte d’une réunion sur l’autre de leur mandat au collectif national de coordination, qui décide à l’occasion de ses réunions de le reconduire ou de le modifier. Ils et elles participent aux réunions du collectif national de coordination, sans pouvoir y représenter un collectif ou un collectif de coordination, et donc sans être membres du collège des représentant-es.
Le collectif national d’animation s’exprime au nom de l’Espace. Il désigne en son sein un-e ou plusieurs porte-paroles, en veillant au respect de la diversité de l’Espace. Il peut
s’adjoindre, sous sa responsabilité, différentes commissions chargées de travailler sur des points particuliers, comme les pôles prévus ci-après. Il peut également, de façon ponctuelle ou permanente, demander le concours de tel ou telle militant-e de son choix.
Le collectif national d’animation est l’exécutif de l’Espace. Il met en oeuvre les décisions du collectif national de coordination. Il peut, à cette fin et pour s’assurer la continuité et le suivi de son activité, désigner en son sein un secrétariat technique ; en toute hypothèse, il prend les mesures nécessaires à l’exécution des décisions du collectif national de coordination et de ses propres décisions.
Il propose l’ordre du jour de la prochaine réunion du collectif national de coordination, en tenant compte des résolutions déjà prises à cet égard par ce dernier, et des remarques ou propositions émanant de collectifs, de militant-es isolé-es, ou de collectifs de coordination.
Dans toute la mesure du possible, cet ordre du jour est transmis aux membres du collectif national de coordination trois semaines avant la réunion ; les points complémentaires qui se révèleraient ultérieurement opportuns sont indiqués à ces membres sans délai. L’ordre du jour définitif est arrêté par le collectif national de coordination lui-même au début de chacune de ses réunions, et peut être modifié par décision spéciale.
Le collectif national d’animation prend ses décisions à la majorité. Il s’efforce toutefois dans toute la mesure du possible de parvenir au consensus, qui a vocation à prévaloir en son sein. Il informe sans délai les membres du collectif national de coordination des divergences graves qui surgiraient entre ses membres. En cas de crise grave, il réunit en urgence le collectif national de coordination au lieu et dans le délai qu’il juge approprié. Cette réunion peut être valablement convoquée par une simple majorité des membres du collectif national d’animation, ou par l’une ou l’autre de ses porte-paroles.
Le collectif national d’animation est le référent de tous les collectifs et de tous les collectifs de coordination, ainsi que des militant-es isolé-es, pour tout ce qui concerne l’Espace dans son ensemble.
V – Pôles d’animation
Le collectif national d’animation peut s’appuyer pour son travail sur des pôles d’animation.
Les pôles sont créés par le collectif national de coordination, qui désigne également les personnes qui en sont responsables ; toutefois, entre deux réunions de ce dernier, le collectif national d’animation est compétent pour pourvoir au remplacement d’un-e responsable démissionnaire ou empêché-e, ou pour créer de nouveaux pôles et en désigner les responsables dans l’attente de la prochaine réunion du collectif national de coordination.
Sont membres des pôles d’animation, outre les personnes désignées comme responsables, toutes celles qui y sont désignées, sur leur demande, par le collectif national de coordination ou d’animation. Les pôles constituent des équipes qui peuvent coopter tout-e militant-e volontaire dont la contribution leur apparaîtrait utile.
Tout-e militant-e et tout collectif ou collectif de coordination peut proposer la création d’un pôle d’animation, et proposer membres et responsables pour les pôles existants ou à constituer.
Les travaux et réflexions des pôles sont portés à la connaissance des militant-es et des collectifs au à travers les moyens informatiques et autres dont dispose le Mouvement, et notamment à travers le site Internet et les autres moyens matériels prévus ci-après.
Les pôles peuvent choisir, en fonction de leur composition et de la disponibilité de leurs membres, de se réunir physiquement, ou de travailler à travers des listes de discussion, ou d’adopter toute autre modalité utile de travail en commun.
À titre indicatif, les pôles suivants peuvent être créés : Communication ; Organisation ; Questions économiques ; Questions écologiques ; Questions de politique institutionnelle ; Histoire ; Questions internationales ; Lutte anti-raciste, lutte contre les discriminations, droits des étrangers, etc. ; Politique de la ville ; Féminisme ; Logement ; Europe ; Relations avec les autres mouvements et organisations ; Informatique ; Finances ; Manifestations ; etc.
À chaque fois qu’il existe un pôle compétent, le collectif national d’animation s’appuie sur son travail et sa réflexion pour mener à bien sa propre tâche.
Les pôles sont représentés en tant que tels au collectif national de coordination (hors du collège des représentant-es). Les collectifs thématiques peuvent le cas échéant être considérés comme des pôles, sans préjudice de leur autonomie.
Lorsque des collectifs thématiques travaillent sur des questions pour lesquelles existent des pôles d’animation, ils s’efforcent de mettre leur travail en commun avec celui de ces pôles.
Réciproquement, les pôles d’animation s’efforcent de mutualiser les travaux et réflexions des collectifs thématiques éventuellement existant dans leur domaine de compétence.
VI – Site Internet
Le collectif national de coordination désigne le comité de rédaction du site Internet de l’Espace. Les informaticiens de l’Espace, éventuellement réunis en un ou plusieurs collectifs, et le cas échéant le pôle Informatique, apportent leur concours technique au comité de rédaction.
La politique générale du site est définie par le collectif national de coordination et mise en oeuvre par le comité de rédaction. En cas de besoin, le comité de rédaction peut s’adresser au collectif national d’animation, lorsque les choix à effectuer lui semblent soulever des problèmes touchant à l’orientation de l’Espace ou à des initiatives particulières.
D’une façon générale, compte tenu du fait que le site Internet est la vitrine publique de l’Espace, le comité de rédaction prend le plus grand soin de ses relations avec le collectif national d’animation et du respect des orientations définies collectivement.
Les collectifs et les collectifs de coordination peuvent disposer de « pages » ou de « secteurs » propres sur le site. Les comptes rendus des réunions du collectif national de coordination, les décisions du collectif national d’animation, et les initiatives des collectifs ou collectifs de coordination font l’objet de publications sur le site.
VII – Autres moyens matériels
Les collectifs se dotent librement des moyens qu’ils jugent utiles à leur action. Ils peuvent mutualiser ces moyens dans le cadre des collectifs de coordination dont ils dépendent. Ils prennent toute initiative utile à rassembler des fonds, tant pour eux mêmes que pour le collectif national de coordination Ils contribuent dans les conditions qu’ils déterminent en accord avec le collectif national de coordination aux moyens de ce dernier.
Le collectif national de coordination et le collectif national d’animation sont habilités à prendre toutes décisions permettant à l’Espace de disposer des moyens matériels nécessaires à son activité. Les fonds rassemblés par leurs initiatives servent à l’activité nationale de l’Espace, aux frais de fonctionnement des collectifs nationaux et des pôles, et peuvent être pour partie reversés aux autres collectifs pour les besoins de leur activité, en fonction des besoins exprimés, des initiatives prévues, des moyens disponibles, et des intérêts généraux de l’Espace.
Le pôle Trésorerie, désigné par le collectif national de coordination se charge des mouvements de fonds – encaissements et dépenses – sur les instructions qui lui sont données par le collectif d’animation.
Les membres des différents collectifs ou pôles communiquent entre eux de la manière qu’ils jugent la plus appropriée. Dans tous les cas où cela s’avère utile, il est créé à cette fin des listes électroniques de discussion ou de diffusion. Les informaticiens et le cas échéant leurs collectifs thématiques et le pôle Informatique apportent leur concours à la mise en place, et si besoin est à l’administration de ces listes.
Les listes de diffusion et de discussion sont régies par des « règles de bonne conduite » portées à la connaissance de tou-te-s leurs abonné-es. Elles sont gérées de telle sorte qu’il n’en résulte aucune exclusion de fait de l’un ou l’une de ses membres, sauf ce qui sera dit ci après quant à la résolution des litiges.
Une liste de diffusion permettant d’adresser à tou-te-s les militant-es ayant laissé une adresse électronique est alimentée régulièrement en fonction de l’activité de l’Espace. Le compte rendu des réunions du collectif national de coordination, les décisions du collectif national d’animation, et les initiatives des collectifs ou collectifs de coordination sont en particulier portés par ce moyen à la connaissance de toutes et tous.
VIII - Litiges
Les litiges survenant entre militant-es d’un même collectif sont soumis à ce collectif. Les litiges entre des militant-es et leur collectif sont soumis au collectif de coordination dont il dépend, et à défaut au collectif national d’animation. Les litiges survenant entre un collectif et le collectif de coordination dont il dépend sont soumis au collectif national d’animation. Le collectif national d’animation peut désigner une commission spéciale à laquelle il délègue ses attributions en matière de règlement des litiges.
Dans tous les cas, le principe de la contradiction est respecté dans le règlement des litiges, les parties sont mises en mesure d’être entendues et peuvent faire valoir leurs explications dans les formes déterminées, en fonction de la gravité et de la complexité du litige, par l’instance chargée de le trancher.
Dans les cas les plus graves, et en cas de litiges irréductibles, la désaffiliation d’un collectif ou l’exclusion d’un-e militant-e peut être prononcée. L’exclusion ou la désaffiliation peuvent être prononcées pour une durée déterminée ou indéterminée. Le collectif désaffilié ou le/la militant-e exclu-e ne pourront plus se prévaloir de leur appartenance à l’Espace, tant que durera la mesure – laquelle peut toujours être rapportée par l’instance qui l’a prise.
L’instance qui règle un litige a compétence pour rendre sa décision publique ; le collectif national d’animation peut également rendre publiques ou commenter les décisions d’autres instances.
Toute contestation d’une décision prise en application du présent article est portée devant le collectif national de coordination, qui peut désigner une commission spéciale pour examiner le litige, ou en charger le collectif national d’animation. En aucun cas la commission ou le collectif chargé du réexamen d’une telle décision ne peut avoir de membres communs avec l’instance ayant pris la décision contestée.
VIII – Association de l’Espace
Indépendamment du choix des divers collectifs ou pôles, dans le cadre de leur autonomie, de se constituer en associations, il existe une association de l’Espace qui, sous la responsabilité du collectif national d’animation, permet à l’Espace d’agir sous le couvert d’une personne morale.
I
X – Siège
Le siège de l’Espace est fixé à (Adresse). Son adresse électronique est : (Adresse)
X – Modifications
Les dispositions de la présente charte de fonctionnement pourront être modifiés par le collectif national de coordination, ou lorsqu’il en est organisé, par les Assises.
4.Extrait de la réunion du secrétariat du 10 juillet 2007
Pour rémunérer Carole Faure et Jean-Baptiste Ingold pour leur travail sur le site gauchealternative.org et le buzz des blogs, nous avons dû demander aux Alternatifs et à CCAG de faire face aux premiers frais, qui se sont élevés à 5 250 euros. Des appels à participation ont été lancé aux autres sensibilités du regroupement qui n’ont pas de trésorerie propre. Il nous a semblé par ailleurs nécessaire d’associer le plus largement possible à cet effort financier les collectifs et individu-es du regroupement, à hauteur de leurs moyens. Ceci dans la mesure où chacun-e à terme aura l’utilité de ce site, et qu’il est logique que cet effort soit réparti entre tout-es.
D’autre part, nous avons également eu des frais de tracts (tract d’entre les deux tours de la présidentielle) et de location de sono pour la rencontre des 23 et 24 juin.
La totalité des dépenses (6 500 euros) est détaillée ci-dessous.
Site/Blogs : 5 250 Tract : 1 050 Location sono : 200 Total : 6 500
Afin de régler cette dette, il serait bien que chaque collectif donne au minimum 20 euros, et davantage selon les possibilités. Si la somme recueillie est supérieure aux dépenses engagées, le surplus contribuera au remboursement des frais de voyage des provinciaux-ales lors de la prochaine coordination.
