Notre projet
Par COMITE 9/10 le lundi 25 février 2008, 19:17 - Lien permanent
Contributions pour
un projet Gauche Alternative
pour un Paris solidaire, écologiste, féministe,
altermondialiste, autogestionnaire et antiraciste

Ces textes sont tirés du travail de rédaction commune d’un groupe
de travail composé de militant-e-s du comité Gauche Alternative 9-10, du CUAL
20ème (collectif unitaire pour une alternative au Libéralisme) et des
Alternatifs Paris en vue de la campagne des Municipales. Ils dessinent les
grandes lignes d’un projet alternatif pour la capitale et sont donc des
contributions à la campagne 2008 des listes GAUCHE ALTERNATIVE à
Paris.
Signés par leurs rédactrices et rédacteurs, ils portent sur
l’urgence sociale, le logement, l’écologie, transports,l’économie sociale et
solidaire et les transports .
Une élaboration est en cours sur : Culture ; politiques de
Prévention ; démocratie active
Ces éléments de réflexion et de propositions restent ouverts à vos
observations, critiques, contributions et propositions.
Ils seront le fil conducteur de nos actions tout au long de la
prochaine mandature...
Une URGENCE SOCIALE sur tous les fronts pour combattre la misère, le chômage, le mal-logement et la précarité
PRECARITE... un mot qui désigne pour des millions d’entre-nous l’absence dans
sa vie d’une ou plusieurs des sécurités qui permettent d’en jouir pleinement et
de se projeter dans l’avenir. Mot marqueur qui accolé à tel ou tel autre
signifie aussi bien une fragilisation des conditions de travail, des garanties
salariales et un recul des droits acquis qu’un état d’être ou un mode
d’identification au monde : « je suis précaire » ou « c’est un grand précaire
». A ce marqueur qui se décline en Logement, Santé, Emploi, Statut, on oppose
volontiers « Solidarité », ce baume miracle qui apaise les consciences, pallie
la perte d’autonomie et ferait presque oublier que précarisation et précariat
sont les pendants d’un système économique fondé sur l’affrontement et la mise
en concurrence (de tout et de tous) dont les acteurs dominants se sont employés
à pallier les manques et pratiques inégalitaires par une généralisation de la
catégorisation et du tri sélectif appliquée aux personnes.
Quelles méthodes de lutte contre la précarité ?
Lutter contre la précarisation de notre société, c’est opposer l’entraide, la
mutualisation des ressources et des compétences au caritatif et aux bonnes
consciences associatives ; c’est favoriser partout où c’est possible
l’autonomie des personnes ; c’est créer des plateformes de solidarité et
d’échange entre ceux qui ont un travail et ceux qui n’en ont pas, ceux qui sont
de ce pays, de cette ville et ceux qui viennent d’au-delà les océans ou de
terres inhospitalières ; c’est opposer à l’isolement la convergence des projets
et des luttes ; c’est développer enfin des alternatives – qu’elles soient à la
seule échelle des quartiers et du département – aux logiques économiques et
sociales qui nous proposent comme seul avenir une quête éperdue de croissance
en abandonnant, en chemin, un nombre toujours plus important de personnes et en
détruisant notre « maison commune », la planète.
A Paris, injustices sociales, misère dans les quartiers, des inégalités
de revenus de plus en plus marquées...Les foyers les plus aisés affichent un
revenu 11 fois plus élevé que celui des ménages modestes ; 40% des Parisien-nes
ont un revenu mensuel inférieur à 1390 € ; 259 700 personnes vivent sous
le seuil des « bas revenus » : 845 € par mois ; 40% des 100 000
demandeurs d’emploi ne perçoivent aucune indemnité ; plus de 100 000 personnes
survivent grâce aux minima sociaux ; 16% des moins de 20 ans – interdits de RMI
– survivent dans une précarité économique extrême.
Des milliers de salarié-es en CDD, en intérim, à temps partiel, en vacations
horaires, en contrats aidés sont au travail dans les établissements scolaires,
dans les associations, les entreprises et même les services de la collectivité
territoriale parisienne en échange d’un salaire qui ne leur permet pas de vivre
dignement, ils ne bénéficient d’aucune formation qualifiante et de peu
d’embauche en fin de contrats. De nombreux étudiants peinent à se loger
et chaque mois de nouvelles familles qui ne peuvent plus faire face à
l’augmentation des prix (à la consommation) et à la hausse constante des
charges incompressibles (EDF/GDF/eau/loyers + 9% sur un an), entrent,
elles-aussi, dans les difficultés.
Pour lutter efficacement contre une précarisation (emploi, statut, santé,
logement) qui n’épargne même plus les classes moyennes, on ne pourra pas se
contenter - comme au cours de cette dernière mandature - d’augmenter le
budget consacré à la SOLIDARITE à la seule hauteur des dépenses correspondantes
aux transferts des compétences de l’Etat aux départements (Revenu minimum
d’insertion RMI - Aide Personnalisée à l’Autonomie (APA) - Prestation de
Compensation du Handicap PCH). Paris doit impérativement inverser ses
priorités, rompre avec des choix éloignés des urgences et besoins de sa
population (30 % de logements PLS) se détourner des investissements
budgétivores (achats d’immeubles occupés) accepter d’abandonner ses projets
mirifiques (tours entre autres !) pour apporter enfin des réponses immédiates
et à la mesure des difficultés quotidiennes de centaines de milliers de
Parisien-nes touchés par le chômage de masse, fragilisés par la précarisation
de l’emploi et pénalisés par la hausse des loyers et la spéculation
immobilière. Pour aller dans ce sens, nous préconisons une redéfinition des
priorités budgétaires et une réorientation profonde de la politique sociale
selon trois axes : Egalité et Solidarité dans la cité, Santé, Logement.
EGALITE dans la cité
Au regard des textes, nous sommes tous égaux et chacun-e peut, à tous moment,
se référer à ce principe fondateur de nos institutions. Mais dans les faits
l’EGALITE, enracinée au cœur des hommes et des luttes, est plus souvent bafouée
qu’appliquée et demeure pour beaucoup une aspiration à défendre pied à
pied, un but vers lequel tendre...C’est pourquoi nous plaçons au cœur de
nos priorités l’idée d’un Paris qui inscrit l’EGALITE au centre de son
action et qui initiant une véritable révolution de ses pratiques et modes de
fonctionnement, choisit de réserver à tous ses habitants, résidents et
visiteurs qu’ils soient en transit ou en villégiature, habitants des « beaux
quartiers » ou des quartiers populaires le même traitement et le même accueil
dans ses mairies, ses services et les structures qui lui sont attachées ou
agissent sur sa délégation.
Egalité partout, pour tous et toutes !
Qui n’a pas remarqué que nos représentant-es « élu-es » si
présent-es en période électorale se font beaucoup plus rares dès que leur
mandat est assuré ? Parfois, il devient même quasi impossible de les rencontrer
sauf à passer par le filtre des cabinets et chargé-es de missions quant ceux-ci
n’assument pas au quotidien une tacite et confortable « délégation de fonction
» et accueillent les administré-es en place de...Afin de rompre avec cette
préjudiciable confusion des responsabilités et renouer avec proximité et
rigueur dans l’exercice de la fonction élective : plus de rendez-vous sélectif
avec le « cabinet du maire » ; plus de rendez-vous palliatif avec un-e chargé-e
de mission ; plus de « rencontre exceptionnelle » discrètement organisée pour
personne « chaudement recommandée » mais dans toutes les mairies des
membres de l’exécutif (en particulier ceux et celles qui sont salarié-es par la
collectivité territoriale) présent-es et accessibles ayant à cœur
d’assurer chacun-e :
•1 journée de permanence hebdomadaire, ouverte à tous et toutes - sans
distinction de statut et sans pré-sélection qualitative - dont les horaires
sont affichés et bien visibles dans les halls des mairies d’arrondissement et
de la mairie de Paris avec publication sur les sites internet (ville et
arrondissement) et dans les publications papier de la Ville et des
arrondissements
•1 permanence « Urgence Sociale et Précarité » - assurée à tour de rôle par
tous les élu-es en charge de l’exécutif (horaires d’ouverture des mairies et
par téléphone en soirée) - qui aura pour objectif de répondre aux situations
d’urgence, vécues par les sans-abris, les personnes expulsées de leurs
logements, les familles exposées à des coupures de fluides (EDF, eau),
harcelées par leurs logeurs et par des huissiers, qui nécessitent des solutions
matérielles et financières immédiates. Principe directeur : aucune personne à
la rue, sans ressources, sans nourriture, sans fluides et sans solution
palliative.
Qui n’a pas constaté qu’aujourd’hui le Vivre Ensemble dans la capitale ne rime
pas avec le Mieux Vivre pour tous et toutes ? Paris, qui sait mieux qu’aucune
autre déléguer ses responsabilités aux bonnes volontés associatives et
revendiquer le partage des compétences pour justifier ses faiblesses, a
développé à force d’empilements de dispositifs et de compétences croisées des
formes très abouties et très subtiles de maltraitance et de violence
institutionnelle (le plus souvent exercée sans intention, on l’espère) dont la
conjugaison et la réactivation à chaque contact avec l’institution contribuent
à « casser » toujours plus, à fixer les situations et à éloigner de toute
perspective de « reconstruction » et de « réinsertion » les personnes qui y
sont exposées.
Parce que nous défendons un Paris EGALITAIRE, solidaire, bienveillant et
réellement accessible à tous et toutes nous ne voulons plus d’accueil
différencié entre VIP et « personnes ordinaires » ; plus de réponses
expéditives du type « on vous recontactera » ; plus de petites phrases
assassines, de jugement « autorisé » et dévalorisant qui réactive souffrances
et humiliations ; plus de dossier non anonymisé ; plus de demandes de pièces
déjà remises antérieurement ; plus de transfert de courrier ou de mail
porteur d’appréciations qualitatives sur les personnes ; plus de rituel
consistant à mettre les « usagers » en situation de réexposer leur situation à
chaque entretien ; plus de renvoi vers une autre structure sans avoir vérifié
que l’état physique de la personne ou ses ressources lui permettent de se
déplacer, MAIS dans chaque service et structure, une mobilisation des agents et
cadres en vue de produire ensemble une qualité d’accueil et un suivi des
dossiers plus respectueux des droits et de l’individu et pour passer de
l’aspiration à la mise en pratique :
• Elaboration - sur la base du volontariat - puis application d’une « Charte de
l’excellence sociale » ;
• Mise en place d’une « Veille fonctionnement » menée à l’échelle du
Département par les personnels - à tour de rôle et sur la base du volontariat –
qui aura pour objectif d’identifier les mécanismes de maltraitance et de
violence institutionnelle (humiliation, culpabilisation, infantilisation,
suspicion, exclusion, répression, punition, harcèlement) exercés à l’égard des
personnels eux-mêmes et des usagers.
• Recomposition et réorganisation des commissions d’attributions (aides
matérielles, exceptionnelles, etc.) du Centre d’action sociale de la
ville de Paris (CASVP) afin de suppléer à ces « entre-soi » -
actuellement constituées d’élu-es, de « volontaires » (retraité-es de
l’administration, notables, associatifs sélectionné-es pas les élu-es et le
maire d’arrondissement) et de personnalités « proches » - où se
distillent appréciations qualitatives, jugements et évaluations « autorisées »
sur les familles par des commissions formées (en vue d’assumer cette
responsabilité à l’égard des demandeurs), rajeunies, représentatives de la
diversité des quartiers, ouvertes à des professionnels de la santé, des
représentants des collectifs et associations de chômeurs, sans papiers, mal
logés et des personnes dites « actives » issues de la société civile.
• Mise en œuvre d’un programme de formation qualifiante des personnels en
charge de l’accueil des administré-es notamment de ceux et celles qui sont au
Logement et/ou attaché-es aux membres de l’exécutif en charge des délégations
du Logement et des Affaires sociales.
SOLIDARITE : un Paris pour l’avenir
Là où il faudrait en toute première priorité reconnaître l’égalité,
là où il faudrait réaffirmer le droit à un accueil immédiat et
inconditionnel,
là où il faudrait mettre fin à l’errance et donner un toit,
là où il faudrait en finir avec les « soupes populaires » vite avalées
debout,
là où il faudrait des lieux couverts, chauffés et confortables où se reposer et
prendre de vrais repas assis,
là où il faudrait un dispositif départemental de Survie-Urgence opérationnel 24
sur 24 h et conçu pour répondre aux besoins immédiats des sans logis, des
demandeurs d’asile et de tous ceux et celles qui se retrouvent du jour au
lendemain dans le nomadisme d’un squat à l’autre et dans l’errance,
On accueille pour quelques heures de sommeil, mais on sépare les couples, on
refuse les compagnons à quatre pattes et au petit matin on jette à la rue et,
tout au long du jour on chasse et traque loin des zones de passages (gares) des
quartiers résidentiels, des rares ilots de verdure et même des coins les plus
reculés des arrondissements ceux et celles qui dérangent, inquiètent ou
choquent...
Qui ignore encore que ces pratiques ignominieuses se font au nom de la «
préservation de l’ordre public » et de son propre et légitime droit à la «
sécurité individuelle » ?
Pour mettre fin à une situation et à des pratiques qui font honte à Paris et à
ce pays, pour pallier l’absence de structures adaptées et pour accueillir
dignement et de manière pérenne les sans abris, nous préconisons :
• la création dans chaque arrondissement de la capitale de « MAISONS
DEPARTEMENTALES URGENCE ET SOLIDARITE » (au moins 3 pour 100 000
habitants) – placées sous la responsabilité directe du Conseil Général et du
Maire de Paris – offrant en des lieux couverts, clos, chauffés, accueillants,
confortables, équipés en douches, espaces soins, moyens de communication
internet et téléphonique, en espaces presse, bibliothèques et salles de
musique, un accueil global couvrant les besoins immédiats, soit :
informations générales et aides aux démarches, traductions et interprètes,
délivrance d’adresses administratives, consigne des effets personnels, premiers
soins ; et également : petite restauration tout au long de la journée (boissons
chaudes, « en-cas énergétiques », etc.), distribution de repas chauds
(diététiques) servis assis 2 fois par jour, garde pendant l’accomplissement des
démarches et les repas des compagnons à quatre pattes (accueillis en
mini-chenil et chatterie) - Horaires d’ouverture : 24h/24 avec relais vers les
accueils de nuit par bus ;
• la réquisition des immeubles laissés vacants (bureaux et habitations) et en
priorité, la mise en place des conditions nécessaires à l’application de
la loi de réquisition qui sont de la responsabilité du Maire de Paris,
soit :
demander au Préfet de Paris de procéder aux réquisitions nécessaires, ouvrir en
mairie le bureau correspondant, nommer les deux agents (assermentés) habilités
à recevoir les demandes de réquisitions ; la mise à
disposition des immeubles ou locaux, propriétés de la Ville de Paris ; la
conclusion d’accords et de partenariats avec la SNCF et des opérateurs privés
des en vue de requalifier des immeubles de bureaux inoccupés en places
d’hébergement supplémentaires et logements - 3000 places réparties en chambres
individuelles, studios habitation et logements T2, T3, T4 - pour les
familles, les couples, les jeunes mineurs et les propriétaires d’animaux de
compagnie ;
•la mise en place d’un « minimum d’existence » pour toutes les personnes
(dont les moins de 25 ans) qui sont aujourd’hui exclues des prestations
sociales.
Qui n’a pas remarqué que les personnes en fauteuil et les mal voyants cheminent
de plus en plus difficilement sur nos trottoirs et que plus généralement les
handicapé-es ne sont pas les bienvenu-es en ville ? Pour leur ouvrir les
lieux publics et les réseaux de transport et poursuivre la mise en
accessibilité déjà engagée, nous préconisons :
•la mise en accessibilité des stations de métro et gares (SNCF, RER), des
couloirs et rames du métro parisien et du RER ;
•la suppression des potelets disposés en travers des trottoirs (porches
d’immeubles, etc.) afin de ne plus contraindre les mal voyants à slalomer d’un
écueil à l’autre ou à raser les murs...
•l’équipement (boucles magnétiques) des salles de spectacles parisiennes, des
salles des fêtes et réunions publiques des mairies et édifices publics afin de
permettre aux mal-entendant-es appareillé-es une audition confortable et de
qualité.
Qui sait, en dehors des intéressé-es que les personnes âgées et les
handicapé-es peuvent être interdit-es de circuler dans Paris ? Pour mettre fin
à une mesure répressive et discriminatoire qui ne fait pas honneur à la
collectivité, nous préconisons :
•Le remplacement des cartes « Améthyste » et « Emeraude », en cas de perte ou
de vol avant la date de renouvellement ;
•La recherche d’un accord partenarial avec les sociétés de Transport (RATP –
SNCF) afin que les bénéficiaires des cartes « Améthyste » et « Emeraude »
puissent bénéficier de pass-transport magnétiques et rechargeables (en cas de
perte en cours d’année) sur bornes.
SANTE à Paris, se soigner et être « bien soigné »,
une gageure pour beaucoup !
Augmentation du forfait journalier d’hospitalisation ; forfait de 1 euro pour
toutes les consultations ; suppression de la prise en charge à 100 % de
certains soins, déremboursement de centaines de médicaments ; restructurations
et privatisation du secteur hospitalier (Plan Hôpital 2007) ; disparition des
établissements de proximité ; aide médicale gratuite (AMG) réduite...Les
conséquences, en termes de santé publique, de la dégradation continue de la
protection sociale associée au développement de la précarité sont de plus en
plus sensibles d’autant que les dispositifs crées pour garantir l’accès aux
soins (Couverture Médicale Universelle de base – CMU ; CMU complémentaire
; Aide Médicale d’Etat – AME) qui permettent à 199 605 parisiens de
bénéficier d’une couverture médicale en excluent un nombre à peu près égal. En
cause, des plafonds de ressources mensuelles inférieurs au seuil des « bas
revenus » (ex. CM, 562 €) et des critères d’accès restreints qui écartent de
certains soins ou privent de toute prise en charge des personnes qui ont des
revenus modestes (retraités au minimum vieillesse, handicapé-es, jeunes,
chômeurs, etc.). Pour pallier les faiblesses de ces dispositifs et rétablir
l’égalité des droits au regard de la santé, nous préconisons :
•Une « Carte Paris Santé bis » ouvrant une couverture santé immédiate et
inconditionnelle à toutes les catégories exclues des dispositifs existants :
allocataires du minimum vieillesse ; handicapés ; travailleurs pauvres ; jeunes
de – de 25 ans ; demandeurs d’asile ; sans papiers ; ressortissants des états
membres de la communauté européenne et des Etats de l’EEE ; titulaires d’une
carte de séjour de 1 an ;
•Une « Complémentaire Paris Santé » destinée à compléter et
renforcer la couverture de la CMU et de l’AME pour la prise en prise en charge
de soins, interventions, appareillages dentaires et audio qui n’entrent
pas dans le cadre des dispositifs existants ;
•Un « Audit des dispositifs et structures santé » sur le territoire de la
capitale et dans chaque arrondissement dans l’objectif d’atteindre une
meilleure coordination de leurs actions respectives et d’en simplifier les
conditions d’accès (en particulier pour les demandeurs d’asile, les sans
logis et les jeunes de – de 25 ans sans carte et papiers d’identité)
URGENCE ALIMENTAIRE à Paris, une alimentation saine pour sa
famille et soi-même, mission impossible !
Ils sont de plus en plus nombreux les Parisien-nes qui font l’impasse sur
l’apport d’une alimentation diversifiée, riche en produits frais de qualité et
à se contenter de produits de 2ème choix saturés en pesticides, de « coupe-faim
», de conserves et plats industriels abusivement chargés en sel et sucre...Pour
contrer cette insupportable inégalité qui a de nombreuses répercussions sur la
santé des personnes et tend à devenir un véritable problème de santé publique
(augmentation du nombre d’enfants en surcharge pondérale, réapparition du
Scorbut) ; pour permettre à tous ceux et celles qui ont recours à l’aide
alimentaire et/ou aux soupes populaires comme à toutes les personnes isolées,
en couple ou en famille qui du fait de leurs conditions de vie précaires
(hébergement en hôtels, impossibilité de cuisiner) ou de la « cherté de la vie
» ne peuvent accéder à l’alimentation de leur choix, nous préconisons :
• Multiplication par trois du budget consacré au soutien des associations en
matière d’aide alimentaire (1,75 M en 2005) ;
•Création d’une Coopérative alimentaire BIO dotée d’antennes familiales dans
les arrondissements (accessibles sur la base des quotients de ressources) ainsi
que d’une structure de distribution de colis « produits frais » étendue à
toutes les soupes populaires et centres d’hébergement de la capitale
;
•Mise en place d’une action dite de « Nutrition & Education alimentaire »
dans les écoles, universités, conseils de quartier, etc. à laquelle seront
associés professionnels de la santé, acteurs de l’industrie alimentaire et
habitants
LOGEMENT à Paris, de plus en plus, un toit est un
droit !
Accéder à un logement décent et pouvoir s’y maintenir sont, aujourd’hui, les
principales préoccupations des parisien-nes qui sont confronté-es depuis
de nombreuses années à la spéculation immobilière et à un marché locatif
privé en constante augmentation (+ 9 % au cours de 2007). Quant au logement
social, qui devrait ouvrir l’accès à un logement décent et accessible en termes
de ressources à tous ceux et celles qui en ont besoin, le seuil critique de la
pénurie est depuis longtemps dépassé et l’ampleur de la crise est telle que
depuis 2001 le nombre de demandeurs de logements est resté bloqué au
dessus des 100 000. En ce début 2008, il avoisine les 110 000... Pourtant la
majorité sortante annonce fièrement qu’elle a triplé la production en finançant
30 000 logements, mais son offre a été prioritairement ciblée (comme lors des
précédentes mandatures) sur les segments supérieurs de la population... Pour
les 71 % des demandeurs de logements sociaux qui disposent de ressources
inférieures au plafond du Prêt locatif aidé insertion - PLA-I, (plafond de
ressources annuelles : 10156 € par an pour 1 pers.) 20,65 % de la production
financée, et pour les – de 5 % qui correspondent au Prêt locatif social – PLS
(plafond de ressources annuelles : 24002 € par an pour 1 pers), 30, 57 % de la
production...
Sachant que le PLA-I est la seule catégorie de logement qui soit réellement
accessible aux « bas revenus », aux RMIstes et aux travailleurs pauvres
(emplois aidés, intérim, vacataires et...) ; sachant que les structures
d’hébergement destinées aux personnes en grande précarité « Maison Relais »
sont également financés en PLA-I,
les conséquences sont immenses en termes de cristallisation des inégalités
sociales et de « dégâts sur l’humain ». Ce déséquilibre récurrent de l’offre
est également pour beaucoup à l’origine de la constitution de véritables
ghettos dans les départements de l’agglomération parisienne où des bailleurs
sociaux parisiens (OPAC – RIVP, etc.), ont acquis un patrimoine important,
véritable soupape de sécurité qui permet certes de reloger, mais principalement
hors les murs (700 000 ouvriers et employés travaillent à Paris, mais seulement
392 000 y résident).
Pour mettre fin à une politique discriminatoire, initier un rééquilibrage de
l’offre et préserver la mixité des quartiers de la fuite des « bas revenus »
vers des zones périphériques de plus en plus éloignées de la capitale, nous
préconisons :
•le financement au cours de la prochaine mandature de 10 000 logements sociaux
par an dont 7000 PLA-I (6000 logements familiaux et 1000 places en « Maisons
relais ») répartis – sans exclusive - dans tous les arrondissements ;
•le conventionnement des logements dits à « à loyers libres » (+ de 50
000) en PLUS et PLA-I et la requalification des logements (amortis
depuis des décennies) ILN, PLI et... en PLA-I et PLUS ;
•la réduction du nombre de PLS - véritable logement intermédiaire - au
profit des PLA-I et PLUS (l’agglomération du Grand Lyon devançant les autres
métropoles a choisi de ne plus compter le PLS parmi les logements sociaux)
;
•le relogement – à Paris – des personnes isolées qui occupent de grands
logements dans des T1 ou T2 plus adaptés à leurs besoins et l’éviction des
personnalités du monde politique et du spectacle de parc social.
•contre le fléau du « mal logement » : réquisition des immeubles appartenant à
des institutionnels et des entreprises (laissés vacants à des fins
spéculatives) et, comme dit précédemment mise à disposition des
moyens - nécessaires à l’application de la loi de réquisition - qui
sont de la responsabilité du Maire de Paris, soit : ouverture en
mairie du bureau correspondant et nomination des deux agents (assermentés)
habilités à recevoir les demandes de réquisitions ; la mise à
disposition des immeubles ou locaux, propriétés de la Ville de Paris ; afin de
reloger de manière pérenne les milliers de familles et personnes isolé-es
prioritaires selon les critères de la loi DALO (Droit au Logement
Opposable).
•pour prévenir les expulsions : développer dans les OPAH, dans les immeubles
relevant de la résorption de l’habitat insalubre, dans ceux qui sont l’objet de
Ventes à la découpe (loi 48) et dans le parc social, un soutien
juridique/accompagnement individualisé et favoriser une mobilisation rapide et
réellement préventive (avant assignation du bailleur) du Fonds solidarité
logement – FSL (gestion transférée au département depuis le 1er janvier
2005).
•pour minorer les charges locatives et réduire les émissions de gaz à effet de
serre, économiser la ressource et améliorer la qualité de vie dans le
parc social de la Ville de Paris :
-engager une opération de « mise aux normes HQE » et plus particulièrement dans
les immeubles en « tout électrique » et équiper en compteurs d’eau
individuels tous les immeubles et logements qui sont encore en collectif
;
-abandonner les plantations en fleurettes (et gazon français) qui nécessitent
un renouvellement périodique et un entretien onéreux et les remplacer par des
plantes vivaces et peu gourmandes en eau...
- végétaliser les toits en terrasse des immeubles sociaux et les équiper afin
de les ouvrir aux familles et enfants (qui, selon les bailleurs, ne sont pas
bienvenu-es dans les espaces communs et jardins...).
• Pour mieux garantir l’égalité de tous et toutes dans le traitement des
dossiers de demandes de logement, repenser et réorganiser les « Commissions
d’attribution » en garantissant la :
- participation effective des élu-es - maire et élu-es
délégu-es - à toutes les commissions. En leur absence, elles devront être
reportées, (aucune délégation aux chargé-es de missions et en cas de maladie,
remplacement par un-e élu-e du même groupe).
- ouverture des commissions d’attribution de logements sociaux sur le parc
réservataire du Maire de Paris et des vingt maires d’arrondissement à des
parisiens (résidents depuis au moins une année dans la capitale) tirés au sort
sur les listes électorales et parmi les usagers des CASVP (modalités et nombre
de personnes à déterminer en proportion de la population de l’arrondissement
?)
- publication systématique à l’issue de chaque commission des attributions
effectuées sur les panneaux d’affichage publics au sein et à l’extérieur des
mairies ;

URGENCE EMPLOIS à Paris, des élu-es et une
administration solidaire de ses salariée-es
Parce qu’il n’est pas supportable que la Ville de Paris fasse son miel de la
précarisation de l’emploi salarié et fasse sienne la « flexsécurité »
généralisée programmée par le gouvernement, nous préconisons une nouvelle
politique de l’Emploi pour un Paris réellement à gauche (+ de 40.000
salarié-es...) et tout de suite :
•La transformation de tous les « emplois aidés » et de vacataires en
emplois stables correctement rémunérés et assortis de formations réellement
qualifiantes. En 2006, la Ville de Paris employaient en plus de plusieurs
centaines de salarié-es hors statut ou vacataires, 650 personnes en
Contrat d’accompagnement dans l’emploi (CAE), 800 en Contrat d’avenir (CA) et
quelques centaines d’autres en Contrat emploi solidarité (CES) qui en fait
d’embauches pérennes à l’issu de leurs contrats ont fait l’objet d’une «
mutation » pour deux à trois années supplémentaires dans l’un de ces deux
contrats mal rémunérés (de 600 à 850 euros par mois selon le nombre d’heures
effectuées) sans programme de formation réellement qualifiante et sans grande
perspective d’embauches à l’arrivée, mais dont le coût est quasi nul pour
l’employeur...L’exercice 2007 a confirmé cette tendance avec des prévisions
à hauteur de 2000 CA et 800 CAE. Combien en 2008, combien au cours de la
prochaine mandature ?
Quelques précisions utiles sur le CA et le CAE : L’un et l’autre sont des CDD
de 6, 24 mois ou 36 mois, au maximum pour le CAE. Ils sont, sauf «
clauses contractuelles plus favorables » rémunérés sur la base d’un SMIC
horaire pour une durée hebdomadaire de 26 h pour le CA et de 20 à 35 h pour le
CAE. Destinés à « favoriser la réinsertion » des bénéficiaires des minimas
sociaux [revenu minimum d’insertion (RMI), allocation de solidarité spécifique
(ASS), allocation de parent isolé (API), allocation aux adultes handicapés
(AAH)], ils donnent lieu à exonérations des charges et à une aide
forfaitaire de l’Etat, qui dans le cas du CAE «ne peut excéder 95 % du taux
horaire brut du SMIC par heure travaillée dans la limite d’une durée
hebdomadaire de 35 heures »
Les employeurs susceptibles de bénéficier de cette main d’œuvre à bon
marché sont : les organismes à but non lucratif (associations loi 1901,
organismes de Sécurité sociale, mutuelles, organismes de retraite
complémentaire et de prévoyance, comité d’entreprise, fondations, les
ateliers et chantiers d’insertion ; les collectivités territoriales et
leurs groupements (syndicats intercommunaux) ; les personnes morales de droit
privé chargées de la gestion d’un service public (régies de transport,
établissements de soins...).
FINANCEMENT et solidarité
L’équipe sortante se félicite de ne pas avoir augmenté les taux des quatre
impôts locaux et annoncent qu’il en sera de même au cours de la prochaine
mandature...Cependant les besoins sociaux sont immenses et les inégalités
nombreuses dans la capitale, c’est pourquoi nous préconisons afin de permettre
(pour partie) les financements des mesures énumérées, ci-dessus, la :
• Création d’une « Taxe solidarité » progressive et modulable sur : les
hauts revenus salariaux, (seuil : 100 000, 200 000 euros ? ) ; les
dirigeants et cadres d’entreprises parisien-nes détenteurs de stocks options
; les propriétaires de résidences secondaires à Paris ; les propriétaires
privés d’un patrimoine immobilier ; les entreprises publiques ou privées
détentrices d’un patrimoine immobilier ; les entreprises et groupes spécialisés
dans le commerce de « Luxe » ; les hôtels cinq étoiles et palaces
parisiens.
Sabine
URGENCE LOGEMENT
Logement, un constat amer. Et tout le monde s’accorde pour dénoncer une
crise du logement profonde qui concerne désormais des couches de plus en plus
importante de la population. La spéculation immobilière s’intensifie de plus en
plus et pour pouvoir se loger de nombreux parisiens doivent s’éloigner de plus
en plus de la capitale. A paris, le nombre des demandes de logements sociaux
avoisine les 110 000.
Pour des milliers de familles et d’enfants ce sont des conditions de logements
inhumaines, inconfortables, insalubres ou un contexte quotidien de sur
occupation invivable. Pour des milliers de salariés c’est l’impossibilité de se
loger près de leur travail, dans la ville, en raison de la hausse galopante des
loyers, de l’implantation et de la construction sociale inégalitaire dans les
arrondissements. Le droit à un logement accessible et confortable, dans un
environnement agréable, dans le quartier de son choix, de fait, un rêve
inaccessible pour la majorité des parisiens et des parisiennes...Il est clair
que l’ampleur et la profondeur de la crise actuelle appellent la mise en œuvre,
à haut niveau, d’un engagement national et solidaire, de choix politiques et
financiers permettant la concrétisation d’un véritable droit au logement
garanti et protégé pour chacun et chacune des citoyens de ce pays. Or, avec la
politique ultra-libérale, c’est au contraire l’abandon de toute responsabilité
nationale publique, l’emprise accélérée des critères marchands sur
l’activité du logement, avec comme cibles le logement social, les
organismes publics, les circuits de collecte publique et leur contrôle.

A Paris, 15 % de logements sociaux. C’est insuffisant !
SOCIAL : Un toit c’est un droit
Pour garantir ce droit fondamental, reconnu par la Constitution nous voulons
mettre en œuvre :
•blocage des loyers pour stopper les logiques spéculatives à la hausse ;
•la municipalité doit prendre des arrêtés interdisant les expulsions sans
relogement ;
•réquisitionner tous les bâtiments vides et les réhabiliter avec des chantiers
écoles ;
•produire 10 000 logements sociaux pour les revenus modestes pour arriver à 30
% en 2014 (en PLUS ou PLA-I) (actuellement 15 % de logements sociaux) Question
des tours ?
•réaliser des structures d’hébergement à taille humaine pour les sans abri avec
un accompagnement personnalisé pour l’insertion au rythme de chacun ;
•réaliser des structures d’hébergement pour les exilés avec des points
d’accueil et d’information sur leur droit ;
•éradiquer l’insalubrité et le logement indigne en prévoyant un relogement
immédiat pour les habitants aux mêmes conditions que le logement social ;
•faciliter le relogement pour les personnes en instance de regroupement
familial ;
•développer le logement des jeunes (Foyers des jeunes travailleurs,
logement étudiant, aide à la caution) ;
•compte foncier (agence foncière à approfondir) ;
•aide à la caution pour les personnes en difficulté ;
•les résidents des foyers de travailleurs migrants doivent pouvoir accéder aux
logements sociaux (pas sûre qu’on doit la mettre ici, mais je n’ai rien
d’autre)
ECOLOGIE
•Dans la construction et dans la réhabilitation des logements (notamment
sociaux) utiliser toutes les techniques de la bio-construction avec des normes
« haute qualité environnementale » HQE ;
•Un plan de développement des énergies renouvelables sera mis en place et la
performance thermique au standard européen le plus avancé (15Wh/M2/an)
s’appliquera immédiatement ;
•Toute vente ou remise en location des logements anciens sera subordonnée à un
contrôle et une mise à niveau thermique ;
•Dans toute nouvelle construction on doit prévoir deux alimentations d’eau, une
potable de consommation alimentaire (qui réduirait d’autant les déchets de
conditionnement) et une de récupération et traitement des eaux usées.

DEMOCRATiE
•Mise en œuvre de l’anonymisation des procédures d’attribution des logements
sociaux
Certains offices HLM, au nom de la « mixité sociale » ou de la « mixité
ethnique » utilisent en effet des critères tels que le nom ou la taille de la
famille, le lieu de naissance, le lieu de résidence ou l’ancienneté dans la
commune pour donner la priorité à certains ménages au détriment des « immigrés
» (ou supposés tels, comme les Antillais) notamment. Cette discrimination
s’appuie sur la stigmatisation du « repli communautaire » qui postule que les
populations d’origine extra-européenne ne doivent pas vivre ensemble et qui
autorise, au final, de les rétrograder dans la file d’attente pour l’accès aux
logements sociaux par le biais de « quotas ethniques » qui ne disent pas leur
nom ;
•Obligation de motivation détaillée des refus des demandes de logement, tant
dans le secteur public que privé ;
•Création d’un corps d’inspecteurs du logement formés et disposant de moyens
humains et matériels suffisants pour effectuer des contrôles dans tous les
domaines du logement ;
•La résorption de l’habitat insalubre n’est possible que si l’on met en place à
Paris, une véritable ingénierie de l’habitat, associant tous les acteurs du
secteur : institutionnels (Etat, ANAH, Ville, Collectivités, etc.),
travailleurs sociaux, mouvements associatifs, etc.
•Garantir l’accès aux personnes à mobilité réduite par des aménagements
spécifiques dans les logements ;
•Création d’antennes dans toutes les mairies d’arrondissement pour le conseil
et l’accompagnement dans la mise en œuvre du droit au logement opposable.

ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE pour un Paris du Mieux Vivre pour
tous et toutes
L’ESS représente 10 % des emplois en France. C’est le secteur de l’initiative
citoyenne et associative, mais aussi des mutuelles, des SCOP et du commerce
équitable ainsi que du financement alternatif. Elle porte des valeurs de
solidarité et de démocratie. Une partie de ses secteurs y a ajouté
l’écologie.
Nous devons aider ce secteur à diffuser ses valeurs qui sont aussi les nôtres,
lui donner les moyens financiers (subventions, meilleur accès aux appels
d’offres...) et logistique (salles, moyen d’information..), mais ce n’est pas
assez !
En effet, certains modèles expérimentés par l’ESS (SCOP, mutuelles, financement
alternatif..) peuvent nous servir de point de départ pour la construction d’un
projet alternatif, solidaire écologique et démocratique au niveau national
comme local.
Il convient donc de réaliser n bilan/expertise des différentes facettes et
problématiques de l’ESS avec ses acteurs. Ceci permettra de connaître ses
besoins mais aussi de savoir quelles initiatives transposer et développer à
l’échelle nationale comme locale, comment établir un équilibre entre
initiatives privées de l’ESS et la prise en charge de certaines de ses missions
par l’état ou les collectivités locales.
C’est à partir de ce travail que nous pourrons appliquer la réorientation de
l’économie vers des valeurs de solidarités, écologie et démocratie et vers une
politique de l’emploi durable.
Chacun a droit à un environnement non ou peu pollué, à un habitat sain et
durable, et à une nourriture de qualité.
Un meilleur environnement nécessite une lutte contre la pollution (diminution
de la circulation) mais aussi le développement d’espaces verts et de jardins
partagés cultivés sans produits chimiques. Ceci contribue au lien social entre
habitants de quartiers et donc à la qualité de la vie.
Il faut résoudre définitivement les problèmes d’habitat insalubre sévissant
encore dans les quartiers populaires, restaurer ou construire des logements
économes en énergie et producteur, donc à faibles charges pour y reloger les
précédents habitants et ainsi les maintenir dans leur environnement
habituel.
Nous devons démontrer que l’accès à une alimentation de qualité n’est pas
réservé à une élite en mettant en place des filières courtes entre
consommateurs et agriculteurs biologiques. Ceux-ci, doivent être encouragés et
aidés par une politique nationale mais aussi locale (achats de terrains en
grande couronne, inscriptions de contraintes environnementales dans les cahiers
des charges des cantines, accès facilités aux appels d’offres...). Il
faut s’appuyer sur l’expérience des associations (associations d’insertion,
d’agriculteurs et AMAP) œuvrant en leur faveur pour installer d’autres
agriculteurs bio en Ile de France et proche région
pour accompagner cette démarche d’une politique de l’emploi. Ces efforts
doivent être accompagnés d’une sensibilisation des citoyens par le biais
d’initiatives les impliquant (jardins partagés, cantines scolaires et
d’entreprises.)

SE DONNER LES MOYENS D’UNE POLITIQUE ECOLOGIQUE A LONG
TERME
Cette politique ne doit pas s’appliquer par le haut sur des citoyens et des
salariés non concernés. Nous ne partons pas de rien, certains citoyens qui
forment une partie de l’économie sociale et solidaire œuvrent pour les valeurs
démocratiques, sociales et environnementales que nous portons. Avec eux, il
faut faire un bilan de leurs expériences pour prendre en compte les
problématiques et limite de leur action mais aussi s’appuyer sur ce qui
fonctionne bien (scop, associations d’insertion en maraîchage bio, banque
alternative, ecozac..) pour l’aider ou l’intégrer dans un service public.
La plupart des transformations nécessaires à l’établissement d’une autre
société comme d’une autre ville passent par le rétablissement, la
conservation et la création de services publics. Pour être efficaces et
démocratiques, ceux-ci doivent obligatoirement impliquer citoyens et salariés
dans leur fonctionnement et décision.
Il est stupide d’imposer des projets à des citoyens sans les consulter car cela
ne répond jamais réellement à leur besoin et représente un déni de démocratie.
Il faut donc les former et les encourager à la participation voire à
l’élaboration de projets (écoquartier, écozac..).
Le rôle du service public sera d’appuyer ces initiatives, de gérer et de
répartir l’énergie générée par ces quartiers mais aussi d’assurer un service
municipal et démocratique de l’eau. Au niveau local la mise en place du budget
participatif permettrait aux citoyens d’élaborer leur projet avec la
municipalité.
Nathalie

Remplacer le nucléaire par l’énergie renouvelable
Il faut d’abor définir le potentiel énergétique de Paris (géothermie,
photovoltaïque,..) afin de favoriser l’énergie renouvelable. Une politique
ferme et ambitieuse de construction, de mise aux normes des bâtiments sera
nécessaire afin de pouvoir non seulement économiser l’énergie (toits
végétalisés, récupération systématique de l’eau de pluie, isolation,
interdiction de la climatisation et de l’utilisation systématique du
béton...), mais aussi en produire (géothermie, photovoltaïque...).
Il faut également réduire la production de déchets et les recycler localement
en énergie (chauffage, biogaz...) ou les convertir (encourager les ateliers de
récupération artistiques et utilitaires...).

TRANSPORTS :
développer des alternatives aux transports polluants.
Il faut convaincre les particuliers d’abandonner l’usage de leur véhicule à
Paris en
leur offrant des alternatives : amélioration et développement des transports en
commun actuel (sud de Paris, harmonisation avec la banlieue...), service
municipal de vélos et chariots avec amélioration du circuit cyclable.
Il faut également réorganiser le transport de marchandises en valorisant les
infrastructures ferroviaires de Paris (voies et gares) et sa banlieue (SNCF,
RER) et organiser des zones de fret. Tout ceci devant s’accompagner d’une
contrainte d’utiliser ce système aux entreprises.
Pour éviter les déplacements massifs d’employés traversant la région
parisienne, il faudra, à long terme, recréer la mixité de fonction et
population dans les quartiers (entreprises, services publics, habitat social ou
non, commerce de proximité)
SANTE : environnement, habitat et alimentation sains pour tous

ECOLOGIE
L’échelle municipale est pertinente pour initier des alter-modes de vie,
écologiques, solidaires et conviviaux. Paris, par son rayonnement, peut servir
de laboratoire pour amorcer un virage vers une société sobre et respectueuse de
l’environnement.
Dans notre projet, il s’agit dans tous les secteurs où la municipalité peut
intervenir, d’associer une politique sociale à une politique écologiste. Parce
que les plus fragiles de la société son bien souvent, à Paris, en France et
dans le monde, les victimes d’un environnement dégradée, mais aussi de maladies
liées au travail, au logement, à une alimentation industrialisée à outrance.
Parce que la préoccupation environnementale reste trop souvent l’apanage d’une
frange aisée de la population, détachée des soucis les plus quotidiens. Parce
que l’environnement nous rend tous les passagers d’un même bateau.
Dans le domaine du logement, il s’agit de promouvoir la construction de
logements sociaux économes en énergie, utilisant des matériaux locaux et
propres, mais aussi de conditionner la construction d’équipements collectifs,
gymnases, bibliothèques...à des normes écologiques.
Dans le domaine du transport, il s’agit de continuer de décourager l’usage de
la voiture et à encourager des modes de déplacements agréables et non
polluants, indépendants des financements publicitaires. Mais aussi d’offrir à
tou-te-s un accès aux transports collectifs, avec des tarifs progressifs selon
le niveau de revenu.
Dans le domaine de l’alimentation, il s’agit de proposer des lieux de
restauration collective, pour adultes et enfants, une alimentation de qualité,
locale, faisant la part belle aux ingrédients bio, du commerce équitable et aux
menus végétariens, dont l’empreinte écologique est bien plus faible que celle
des menus traditionnels.
Il n’est pas possible quoi qu’on veuille nous raconter, de continuer l’escalade
de la folie consommatrice et de préserver notre base environnementale, dont
nous dépendons en dernier ressort, que nous vivions en ville ou à la
campagne. Il est nécessaire dans nos pays riches de consommer globalement
moins, ce qui implique de partager aujourd’hui les richesses, sans attendre les
fruits hypothétiques d’une croissance destructrice et ravageuse des ressources
naturelles. Re-redistribuer par le biais de l’impôt progressif, sur les
individus et les entreprises. Re-redistribuer par des services publics de
qualité, à l’échelle nationale comme municipale.
Nous sommes contre la marchandisation du monde imposée par l’ordre
néolibéral des partis de gouvernement, présentée comme une fatalité. Nous
considérons que les institutions à tous les niveaux doivent se réapproprier des
biens comme l’eau, l’énergie, ou les transports qui sont au bénéfice de
tous.
Pour infléchir la folle course à la consommation dans nos villes, nous prônons
un contrôle drastique de la publicité, dans les rues et dans le métro. Nous
voulons une surveillance des operateurs de téléphonie mobile qui imposent des
antennes relais au mépris de la santé et du respect de l’environnement, dans le
seul but de rapporter de l’argent à leurs actionnaires.
Pour encourager les jeunes et moins jeunes à consommer mieux, nous souhaitons
le développement de lieux d’éducation à la consommation, à l’image du
Centre des Blancs Manteaux, l’intervention de personnes formées aux
problématiques environnementales dans les écoles et le financement municipal de
lieux de culture alternatifs qui mettent en œuvre les principes écologiques et
autogestionnaires dans leur fonctionnement, et à travers des films et débats,
et présentent un point de vue critique sur la mondialisation néolibérale. Pour
nous, la culture ne doit pas être qu’un divertissement, mais doit aider à
former les esprits et à prendre position pour un monde plus respectueux et plus
juste.
Elodie

