Battre la Droite et ses idées, dans les urnes et au
quotidien
(pour une politique vraiment à
gauche)
Durant cette campagne électorale, les candidat-e-s de la Gauche
Alternative ont défendu :
- la mise en place d’une véritable politique du
logement, visant à enrayer les effets catastrophiques de la
spéculation : application de la loi de réquisition, lutte contre les
expulsions, encouragement de la mixité sociale par le développement de
logements vraiment sociaux, réforme et transparence des attributions de
logements sociaux
- l’instauration d’un fonctionnement
démocratique qui mette les habitants au centre de l’appareil de
décision et en finisse avec les élus-notables qui tournent le dos aux électeurs
dès le lendemain de leur élection ; pour cela, il est urgent de donner un vrai
pouvoir décisionnaire aux conseils de quartier, de recourir aux référendums
locaux d’initiative populaire, que chaque élu-e s’engage à être disponible
(permanence hebdomadaire) et à rendre périodiquement des comptes, que tous les
espaces décisionnels de la ville soient transparents et démocratiques
- la création de lieux
de solidarité, pour accueillir, aider et orienter les exilés, les
sans-abri, les précaires, les victimes de violence et, ce, dans des conditions
dignes et respectueuses
- la prise de mesures radicales pour répondre à
l’urgence écologique : développement des transports en commun,
politique volontariste en faveur des filières d’alimentation biologique et
équitable, accessibilité des jardins publics, encouragement au logement
énergétiquement responsable, etc.
- la redéfinition d’espaces culturels libres et
indépendants : soutien apporté à des lieux alternatifs, ouverture
d’espaces de création multidisciplinaire ouverts à tou-te-s et gratuits,
restitution des espaces culturels confisqués aux habitants.
Cela constitue le minimum de ce que les habitants sont en droit
d’attendre d’une municipalité de gauche.
Le caractère désastreux et scandaleux de la politique menée au niveau
national justifie pleinement l’objectif de battre la droite lors du
scrutin de dimanche prochain, mais cet objectif ne saurait se suffire
à lui-même : encore faut-il que les futur-e-s élu-e-s appliquent bel et bien
une politique de gauche !
Il est d’usage que les forces politiques de gauche éliminées au premier
tour appellent à voter pour le candidat de gauche encore présent au second,
c’est-à-dire pour le PS. Il en va (souvent) de même pour les électeurs de
gauche : quelles que soient les réserves et les critiques, la gauche et la
droite, ce n’est pas la même chose. Depuis des décennies le PS s’appuie sur ce
« réflexe démocratique ». La question mérite pourtant d’être posée :
faut-il appeler à voter et voter PS ?
C’est vrai, la Gauche et la Droite, ce n’est pas la même chose, mais nos
doutes et nos réserves sur la présence lors du 2e tour d’une liste
susceptible de répondre à nos attentes d’une politique nouvelle et franchement
à gauche sont tels que nous ne pouvons qu’inviter les électeurs à
choisir le vote qui leur semblera le moins éloigné de nos
propositions.
Mais la politique ne s’arrête pas au soir des élections !
Quelle que soit la physionomie de la future équipe municipale, nous
continuerons, avec d’autres, à soutenir, à combattre et à proposer.
La politique est l’affaire de tou-te-s. Elle ne doit
pas être confisquée pendant six ans par les Elus, quelles que soient leurs
étiquettes . Continuons ensemble à la faire vivre dans le 10e après le
9 mars.